— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est un nouveau type de régime d’épargne, introduit par le gouvernement fédéral, qui sera disponible en janvier 2009.
Les résidants canadiens de 18 ans ou plus qui ont un numéro d’assurance sociale peuvent ouvrir un CELI et y verser des contributions allant jusqu’à 5 000 $ par année.*
Les revenus et les gains en capital du régime ne seront pas imposables, au même titre que les retraits. De plus, le montant des retraits sera ajouté à vos droits de cotisation de l’année suivante, et les droits de cotisation non utilisés pourront être reportés indéfiniment aux années suivantes.
Un outil d’épargne flexible
Le CELI est un régime d’épargne flexible qui peut être utilisé à n’importe quelle fin : un achat important, un fonds de vacances, une réserve pour les temps difficiles ou la retraite.
Contrairement à un régime d’épargne-retraite (RÉR), les droits de cotisation ne sont pas basés sur le revenu gagné et il n’y a aucune limite d’âge maximale.
Le CELI et la planification de la retraite
Le CELI peut constituer le complément parfait à un RER ou à un fonds de revenu de retraite (FRR). Il peut servir à fournir une source de revenu non imposable, sans avoir d’effets sur les prestations du gouvernement, comme la Sécurité de la vieillesse. Les gens sont rassurés par le fait qu’ils peuvent avoir accès au CELI sans se retrouver dans une tranche d’imposition supérieure ou sans se soucier de l’impact sur les prestations fondées sur le revenu.
Les retraités reçoivent parfois plus de FRR ou de revenu de pension qu’ils n’en ont besoin, auquel cas ils peuvent verser l’excédent en contributions dans le CELI et bénéficier du revenu et des retraits ultérieurs non imposables.
Le CELI est un nouvel outil d’épargne unique. Sa flexibilité, les retraits non imposables et la possibilité de verser jusqu’à 5 000 $ par année, peu importe le revenu et même pendant la retraite, en font un complément parfait de tout régime d’épargne et de retraite.
*Les titulaires d'un compte CELI chez TD doivent avoir l'âge de la majorité dans leur province de résidence.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Plus vous commencez à contribuer tôt à un RER, plus vous en retirerez d’avantages. Si vous commencez vos contributions RER tôt et que vous contribuez régulièrement, votre portefeuille RER en retire les avantages du temps et de la composition des intérêts, tout en reportant l’impôt. De façon générale, on prévoit qu’environ 70 % de votre revenu actuel est nécessaire pour maintenir votre style de vie à la retraite. Toutefois, vous pourrez nécessiter de plus ou moins, selon que vous comptez adopter un style de vie plus somptueux ou plus conservateur une fois retraité. Ainsi la répartition de vos actifs RER sera déterminée en fonction de vos besoins de revenus à la retraite, en tenant compte des sources de revenu additionnelles dont vous bénéficierez.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Une contribution RER vous offre une déduction fiscale à votre taux marginal d’imposition. La valeur de ces investissements croît dans votre RER et vous permet de reporter l’impôt. L’approche à long terme recommandée est de bâtir une gamme diversifiée d’investissements qui répondent à vos objectifs. L’allocation de vos actifs pourrait compter une portion en espèces, de revenus fixes et d’actions. Si la taille de votre portefeuille est restreinte, un portefeuille autogéré diversifié de fonds communs de placement ou un programme d’allocation d’actifs gérés par un professionnel pourraient être des options économiques. Discutez des solutions disponibles avec un conseiller financier d’expérience et choisissez l’option qui convient le mieux à vos besoins.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Même si votre retraite n'arrivera que dans une trentaine d’années, vous aurez une longueur d’avance si vous commencez tôt. Vos épargnes doublent approximativement tous les 7,2 ans lorsqu’elles sont investies à un taux de rendement de 10 %. Si vous commencez à épargner plus tôt, d’autres options s’offriront à vous, telles une date de retraite plus rapide ou des revenus disponibles plus importants dans le futur. Même si la retraite ne figure pas au sommet de vos priorités en ce moment, comme y figurent par exemple le paiement de votre loyer ou de votre hypothèque, le remboursement de vos prêts-étudiants ou voyager, il n’en demeure pas moins que la première étape à la réalisation de vos rêves de retraite commence en vous posant des questions à ce sujet.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Rembourser vos cartes de crédit à taux d’intérêt élevé, telles les cartes de grands magasins qui peuvent afficher des taux jusqu’à 28,8 %, est semblable à une économie d’argent puisque vous éliminez les intérêts que vous payerez en y maintenant un solde. En outre, une contribution RER qui donnera lieu à un remboursement d’impôt et qui vous permettra de rembourser une dette, telle un paiement sur un prêt hypothécaire, vous procure le meilleur des deux mondes. Si nous partons avec cette idée et que nous allons un peu plus loin : vous contribuez à votre RER chaque mois et vous vous procurez le formulaire T1213 « Demande de réduire des retenues d’impôt à la source » auprès de votre employeur. Ce dernier diminue alors le montant de déductions à la source prélevées sur votre chèque de paye. Avec ces dollars de plus, vous remboursez vos dettes. Cela vous permettra de payer moins d’intérêts et de réduire la durée de vos paiements, tout en vous permettant de contribuer à vos RER.
Toutefois, si votre revenu est moindre, il pourrait être plus avantageux de ne pas contribuer à un RER. Lorsqu’il sera temps de prendre votre retraite, vous pourriez être admissible à certaines prestations gouvernementales de retraite comme la Sécurité de la vieillesse ou le Supplément de revenu garanti. Si vous avez des revenus additionnels provenant d’un RER lorsque ces prestations commencent, elles pourraient être réduites ou éliminées. Dans cette situation, l’option du remboursement de vos dettes pourrait être avantageuse.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
De manière générale, environ 40 % de votre revenu brut (avant impôts) devrait être alloué mensuellement au service de vos dettes et aux dépenses telles votre hypothèque, votre loyer, vos frais de condos, l’électricité et vos impôts fonciers. Vous devriez également prévoir des paiements minimums sur toutes vos cartes de crédit et votre marge de crédit.
Le 60 % restant devrait inclure votre épargne, vos impôts, votre nourriture, votre assurance et autres dépenses personnelles. Je suggère d’épargner 10 % de votre revenu brut; toutefois, le montant que vous mettrez de côté dépendra de vos choix et de vos priorités. Ainsi, vous devriez dresser une liste de ce qui vous tient le plus à cœur et prendre vos décisions en conséquence.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Un testament constitue la pierre angulaire d’un plan successoral. Les Canadiens et Canadiennes croient souvent à tort que :
- Leur patrimoine revient automatiquement à leur conjoint.
- Leurs actifs ne sont pas assez importants pour justifier qu’ils rédigent un testament.
- Le gouvernement veillera à ce que leurs actifs soient distribués adéquatement.
Un plan successoral peut accélérer la distribution de vos biens, minimiser les coûts administratifs liés à votre patrimoine et veiller à ce que les biens soient distribués aux bonnes personnes. Par exemple, si vous souhaitez qu’un objet de famille revienne à une personne en particulier, un testament fera état de vos volontés. Si votre objectif est de laisser un legs durable, le testament est un excellent outil que vous devriez définitivement utiliser.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
L’exécuteur d’un testament exerce deux fonctions clé. Premièrement, il veille à ce que les volontés de la personne défunte soient exécutées exactement comme elles sont stipulées au testament. Deuxièmement, l’exécuteur testamentaire est chargé de s’acquitter de toutes les exigences légales et financières du testament et de gérer les biens jusqu’à ce qu’ils soient distribués ou placés en fiducie. Le fiduciaire est chargé de tous les aspects liés à l’exploitation d’une fiducie. Ceci comprend la gestion des actifs, les opérations bancaires, la comptabilité et la distribution des revenus et du capital aux bénéficiaires.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Vos objectifs d’investissement sont spécifiques à vos besoins. Plus le risque est élevé, plus le potentiel de rendement de vos investissements est élevé. Pour déterminer le degré de risque que vous êtes prêts à assumer, déterminez vos objectifs d’investissement et l’intervalle de temps qu’il vous reste pour les atteindre. Certains des facteurs qui déterminent votre tolérance au risque sont l’âge, l’avoir net, la tolérance à la volatilité du marché, l’horizon temporel et les objectifs personnels. Votre tolérance au risque peut changer à différentes étapes de votre vie.
Vous pourriez considérer modifier vos investissements lorsque l’un des facteurs sous-tendant votre tolérance au risque change. En général, plus vous approchez de la retraite, moins votre tolérance au risque est grande. Lorsque la date de votre retraite approche, il est important d’examiner ses investissements à tous les ans.
— Patricia Lovett-Reid vous répond :
Vos objectifs dépendent de plusieurs facteurs dont vos circonstances personnelles, votre âge actuel et votre situation financière. Lorsque vous planifiez vos objectifs financiers, commencez par ceux que vous désirez atteindre dans l’année qui vient. Dans le cadre d’une année, vos objectifs financiers peuvent comprendre le remboursement de votre dette de carte de crédit ou la réduction du solde de votre hypothèque par l’équivalent du montant d’une période de paye. Vos objectifs à moyen terme devraient s’échelonner sur une période de un an à cinq ans et pourraient comprendre le remboursement d’un solde important de l’hypothèque ou le financement de l’éducation d’un enfant.
À plus long terme, pensez à vos objectifs de retraite ou de planification successorale. Par exemple, vous aimeriez peut-être prendre votre retraite à l’âge de 60 ans et léguer un patrimoine. L’incorporation de vos objectifs à long terme à vos objectifs à plus court et moyen terme est une excellente manière d’atteindre un équilibre et de mesurer vos progrès. À tous les ans, réexaminez vos objectifs avec votre conseiller financier afin qu’il ou elle puisse adéquatement refléter tout changement à votre portefeuille.